Théâtre « Sarah Vermande
Théâtre | Traductrice
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Sarah Vermande fait partie du comité anglophone de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale.

De l’anglais vers le français :

- Dossier Incertitudes de Linda McLean (pièce co-traduite avec Blandine Pélissier, à l’initiative de France Culture)
Un jour ou l’autre de Linda McLean (pièce co-traduite avec Blandine Pélissier, avec le soutien de la Maison Antoine Vitez)
- Fractures de Linda McLean (pièce co-traduite avec Blandine Pélissier, avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, bénéficiaire de l’aide à la création 2010, publiée par Théâtre Ouvert dans la collection Tapuscrits)
La onzième capitale de Alexandra Wood (pièce traduite avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, bénéficiaire de l’aide à la création 2009, publiée aux Éditions Théâtrales)
- Cette nuit-là de David Farr (avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et du British Council)
- Agapes de Moira Buffini (pièce co-traduite avec Isabelle Kérisit)
- Dans le sac de Mark Ravenhill
- Les croyantes de Matthew Hurt
- Chanter ! Danser ! Jouer ! de Matthew Hurt
- Mammifères et autres papillons de Amelia Bullmore (pièce co-traduite avec Dominique Hollier)
- Un raisin au soleil de Lorraine Hansberry (pièce co-traduite avec Samuel Legitimus)
- L’opéra de trois fous, livret et paroles de Mike Dineen, musique de Robin Bullock
- After Liverpool de James Saunders (pièce co-traduite avec Valérie Da Mota)

[voir ci-dessous pour une présentation plus détaillée des textes et de leurs auteurs]

Du français vers l’anglais (en collaboration avec Matthew Hurt) :

- Le mardi à Monoprix d’Emmanuel Darley (crée au Fringe Festival d’Edimbourg en 2011, avec Simon Callow)
- Par la nuit de Jean-Luc Raharimanana (surtitrage pour Laterit Productions / Rotterdam Film Festival)
- Seuls de Wajdi Mouawad (surtitrage pour le Festival d’Avignon)
- Les cauchemars du gecko de Jean-Luc Raharimanana (surtitrage pour le Festival d’Avignon)
- Les inepties volantes de Dieudonné Niangouna (surtitrage pour le Festival d’Avignon)
- Vie et mort d’une parole ordinaire de Laure Salama (pour le International Workshop
Festival)

Traduction vers l’anglais en collaboration avec Matthew Hurt :

TUESDAYS AT TESCO’S d’Emmanuel Darley (titre original : Le mardi à Monoprix)

FRACTURES de Linda McLean (titre original : strangers , babies)

Pièce traduite en collaboration avec Blandine Pélissier, avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, lauréate de l’aide à la création en 2010. Cette traduction a fait l’objet d’une résidence de traduction avec l’auteure à Théâtre Ouvert, en partenariat avec le Traverse Theatre d’Edimbourg et la Maison Antoine Vitez. Elle est publiée par Théâtre Ouvert dans sa collection Tapuscrits, 2011.

May débat avec son mari de l’opportunité de sauver un oisillon échoué sur leur balcon, May rend visite à son père à l’hôpital sans que ça le réjouisse franchement, May effraie un homme rencontré sur internet avec son enthousiasme SM, May effraie son frère en lui disant qu’elle et son mari vont avoir un bébé, May effraie l’envoyé des services de protection de l’enfance venu vérifier que tout se passe bien avec le dit bébé.
En prêtant aux cinq scènes l’ambiguïté de cinq micro-drames indépendants, Linda McLean donne à May une identité fragmentée et au lecteur/spectateur l’intuition que quelque chose, quelque part, a un jour été brisé. On suppose, plus qu’on ne comprend, que May, enfant, a sans doute commis un acte irréparable envers un de ses semblables. Peut-elle dès lors prendre soin de quelqu’un d’autre, prendre soin d’elle-même, jamais? Quand le martyre de l’enfance est d’avoir été bourreau, y a-t-il une rédemption possible ?
Menace et humour sont savamment distillés par l’écriture sobre, subtilement musicale, de Linda McLean et le malaise va croissant.

Personnages : 1 femme et 5 hommes (dont un joue le père de la femme – les autres sont à peu près de sa génération)

Linda McLean a grandi à Glasgow. Enseignante de formation, elle a voyagé en Europe, en Scandinavie, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Elle écrit principalement pour le théâtre et la radio, et travaille actuellement à des commandes du Traverse Theatre et de Magnetic North. Elle intervient régulièrement dans les écoles ainsi que dans des ateliers destinés à de jeunes auteurs pour les encourager à trouver leur voix singulière dans la langue qui est la leur. Elle est présidente du Playwrights’ Studio Scotland et vit actuellement à Berlin.


LA ONZIÈME CAPITALE d’Alexandra Wood (titre original : The Eleventh Capital)

Pièce traduite avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, lauréate de l’aide à la création en mai 2009, publiée aux éditions Théâtrales, collection Scènes Étrangères.

Première pièce d’une toute jeune auteure, La onzième capitale se présente comme une variation sur les jeux de pouvoir en régime totalitaire.
Jamais nommée, c’est la Birmanie qui sert ici de référence, une référence rendue explicite par le titre même: en 2005, la junte militaire a en effet décidé de déplacer la capitale de Rangoun (10ème capitale historique) à Pyinmana, petite ville isolée au centre du pays, forçant des centaines de fonctionnaires de ministères clefs à plier bagages en un weekend.
Six scènes passablement glaçantes mettent en scènes des personnages toujours différents mais dont les histoires se recoupent, autour de celle, ainsi racontée en creux, d’un fonctionnaire délocalisé de force : ces duologues (pour la plupart) ressemblent à des parties d’échec aux règles dangereusement mouvantes, aux enjeux à la fois dérisoires et vitaux.
Dans un système fondé sur la paranoïa, manipulation du langage et sadisme psychologique ne sont pas l’apanage exclusif des puissants : à tous les échelons de la société, on n’assure sa survie qu’en assujettissant l’autre – voisin, associé, collègue, « ami ». Pas de rédemption possible quand les bons sentiments sont une arme qu’on retourne contre vous.
En six vignettes implacables qui vont bien au delà du simple exercice de style, Alexandra Wood fait le portrait de la plus terrible des solitudes : celle d’un monde sans fraternité.

Personnages : 8 hommes et 5 femmes (les rôles pouvant facilement être doublés quand c’est nécessaire)

Alexandra Wood est diplômée de l’Université de Birmingham où elle a étudié l’écriture dramatique. Elle a été membre du Young Writers’ Invitation Group au Royal Court Theatre de Londres et est actuellement auteur en résidence au Finborough Theatre. En 2007 le prestigieux Prix George Devine lui a été attribué pour The Eleventh Capital, pièce produite au Royal Court Theatre Upstairs, Londres, et publiée par Nick Hern Books. En 2008 The Lion’s mouth a fait l’objet d’une mise en voix au Royal Court Theatre. Alexandra est en cours d’écriture d’une nouvelle pièce pour le Gate Theatre, Londres.

LES CROYANTES de Matthew Hurt (Titre original : Believe)


(Linda Marlowe, créatrice du rôle)

Rahab. Bethsabée. Judith. Hannah.
La prostituée. L’épouse. La veuve. La mère.
La traitresse, l’ambitieuse, l’héroïne et la martyre.
En revisitant, de façon plus ou moins contemporaine et psychologique, les mythes de ces quatre figures féminines issues du monde sanglant et masculin de l’Ancien Testament, Matthew Hurt ne s’intéresse pas tant à la question de savoir si la guerre est une affaire d’hommes et la foi une affaire de femmes, mais plutôt au mécanisme même de la foi en temps de guerre, quand l’arme la plus redoutable n’est pas forcément celle qu’on brandit au front.
« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé », dit le dieu de Pascal. Les quatre femmes qui nous parlent ici cherchent et trouvent – mais qui ? Pourquoi ? Et à quel prix ?

Pièce pour 1 comédienne.

Matthew Hurt a été formé comme comédien avant de participer au programme d’accompagnement aux jeunes auteurs lancé par le Soho Theatre à Londres. Il écrit principalement pour le théâtre et la radio. Les deux solo sécrits pour la comédienne britannique Linda Marlowe -Mortal Ladies Possessed, inspiré des nouvelles de Tennessee Williams, et Believe, revisitation toute personnelle de certaines grandes figures féminines de l’Ancien Testament – ont voyagé dans le monde entier. Il collabore avec le compositeur Conor Mitchell pour Have a nice life, comédie musicale primée aux Etats-Unis, et l’opéra Pesach, commande du Irish Arts Council.
Believe est traduite en français, en allemand et en suédois.

AGAPES de Moira Buffini (Titre original : Dinner)

Pièce traduite en collaboration avec Isabelle Kérisit.

C’est un dîner particulier auquel Paige a convié quelques intimes pour fêter le succès du livre de son philosophe de mari, financier reconverti. Chaque plat, quoi qu’immangeable, a été conçu pour en dire long – mais qui aurait envie d’entendre ? A mesure que la soirée avance, le vernis des bonnes manières craque et les masques tombent. La vengeance est un plat qui se mange froid, idéal pour qui aime les desserts glacés.

Cette sombre satire sociale sur les prétentions d’une certaine classe anglaise est construite comme un polar (nuit de brouillard, serveur muet, hôte mystère) avec pour armes du crime des réparties cinglantes qui toujours font mouche. Mais au final, rien ne vaut le couteau. Moira Buffini excelle à embrasser les codes d’un théâtre que nous qualifierions de bourgeois pour les pervertir, tout en renouant avec la cruauté des « comédies de manière » à l’anglaise.

La pièce a été nominée aux Olivier Awards de 2002 comme meilleure nouvelle comédie. Depuis sa création au National Theatre (suivie d’un transfert dans le West End et d’une tournée nationale), elle a fait l’objet de nombreuses mises en scène.

Personnages : 3 femmes, 4 hommes

Moira Buffini est comédienne, metteuse en scène et auteure : elle écrit pour le théâtre et la télévision. Ses pièces, parmi lesquelles Jordan, Gabriel et Silence, lui ont valu de nombreux prix. Membre fondateur du groupe des « monstristes, elle prône un théâtre ambitieux et imaginatif, loin des textes naturalistes à l’esthétique de séries télévisées.


CETTE NUIT-LÀ de David Farr (Titre original : Night of the soul)

Pièce traduite avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et du British Council.

Une jeune femme morte de la peste au XIVè siècle hante un hôtel moderne. Dans l’attente de sa délivrance, Joanna fait le ménage des chambres et regarde des films à la télévision avec les clients. Personne ne la voit ni ne l’entend. Jusqu’au jour où Francis Chappell, responsable marketing toujours sur les routes, revient dans sa ville natale après dix-huit ans d’absence pour y enterrer son père – et affronter sa mère et sa soeur. Quand il voit Joanna, elle voit en lui le salut. Mais encore faudrait-il qu’elle puisse le convaincre d’exorciser le passé. Si la nuit est propice aux confessions, au matin tombera le verdict.

Francis n’a aucune raison de savoir que la jeune et séduisante femme de chambre qu’il trouve dans sa salle de bain est un fantôme à qui personne n’a parlé depuis sept siècles. Il ne sait pas non plus combien elle a besoin de lui, ni à quel point lui-même a besoin d’elle. Pour l’heure, elle est une importune dont il faut se débarrasser.
A partir d’une situation de comédie, dont il tire d’ailleurs pleinement profit, David Farr construit une réflexion sur la faute, la culpabilité et la solitude qui les accompagne. En posant la question des conditions d’une rédemption, il interroge la responsabilité de tout homme envers les autres, certes, mais encore plus envers lui-même.

Personnages : 4 femmes et 3 hommes pour les rôles principaux, et au moins trois autres femmes et 3 autres hommes se partageant les autres rôles.

David Farr est auteur et metteur en scène. Nombre de ses pièces et adaptations ont été montées par la Royal Shakespeare Company et le Royal National Theatre. Il est directeur artistique du Lyric Hammersmith à Londres depuis juin 2005, et parle couramment français !

DANS LE SAC de Mark Ravenhill (Titre original : Handbag)

Londres. Deux enfants vont naître. L’un chez un couple lesbien de la fin du vingtième siècle, l’autre chez un couple traditionnel de l’ère victorienne. Or on sait depuis Oscar Wilde que les bébés ne se trouvent ni dans les roses ni dans les choux mais dans des sacs de voyage, et que c’est là la source de beaucoup de confusion. Le dialogue entre les deux époques s’engage dans un tourbillon de nannies romancières, de pizzas tomate-fromage sans fromage, d’œuvres philanthropiques douteuses et de vidéo-surveillance – et l’on se dépêche d’en rire avant d’avoir à en pleurer.

On retrouve dans cette pièce les traits caractéristiques qui ont fait la gloire sulfureuse de l’auteur de Shopping and fucking : un humour acide, une sexualité et une violence explicites, des individus perdus dans l’environnement glacé de la technologie moderne et de la société de consommation. Mais Ravenhill creuse ici d’une façon originale les thèmes de l’identité sociale et de la dépendance – à la drogue, certes, mais encore et surtout à autrui – et qui est alors le plus dépendant : celui qui a besoin de l’autre, ou celui qui a besoin que l’autre ait besoin de lui ? La construction en allers-retours entre l’époque contemporaine et l’époque victorienne, et le jeu de références à L’Importance d’Etre Constant de Wilde, donnent un caractère éminemment ludique à un texte qui pose par ailleurs de façon grave les questions du choix de la parentalité et de la responsabilité qu’il implique.

Cette pièce a valu à Mark Ravenhill le Evening Standard Award de l’auteur le plus prometteur de l’année en 1998.

Personnages : 5 hommes – 6 femmes
(NB : la pièce peut être jouée par 3 comédiens et 3 comédiennes)

Mark Ravenhill est des auteurs phares de la génération de dramaturges britanniques à avoir émergée dans les années 1990. Sa pièce Shopping and Fucking lui a valu une renommée instantanée et internationale. Dans les années 2000, il s’est tourné vers une forme plus expérimentale d’écriture. Il professe néanmoins un grand respect pour le théâtre « historique » et déplore que l’attention que les metteurs en scène portent aux écritures émergentes les enferme parfois dans un « éternel présent ». Il écrit également pour le quotidien britannique The Guardian.


DOMMAGES de Steve Thompson (Titre original : Damages)

Construite comme un thriller en temps réel, Dommages pose la question de la morale de la Presse – d’une certaine Presse en tout cas – et celle du droit au respect de la vie privée que peuvent encore avoir ceux qui ont « choisi » la célébrité. À partir d’une situation très simple – un jeune rédacteur en chef aux dents longues publiera-t-il ou non la photo dénudée d’une star de la télévision – l’auteur nous entraîne dans une spirale de retournements où dilemmes professionnels et dilemmes personnels sont étroitement imbriqués.

Personnages : 1 femme et 3 hommes

Steve Thompson a été formé à l’écriture dramatique à la Royal Academy of Dramatic arts. Sa première pièce, Dommages, a été écrite avec le soutien de la fondation Peggy Ramsay. Représentée au Bush Theatre en 2004, elle a gagné le prix Meyer-Whitworth. Steve est devenu auteur en résidence au Bush Theatre en 2005. Il écrit également pour la télévision. Sa seconde pièce, Whipping it up, est une satire politique dont le succès au Bush Theatre a été suivi d’un transfert dans le West End.

MAMMIFÈRES ET AUTRES PAPILLONS d’Amelia Bullmore (Titre original : Mammals)

Pièce traduite en collaboration avec Dominique Hollier

Amelia Bullmore, par ailleurs comédienne, écrit pour la télévision. Mammals, sa première pièce, a été finaliste du prix de la meilleur comédie décernée par le magazine What’s On et a remporté le Susan Smith Blackburn Prize.

CHANTER ! DANSER ! JOUER ! de Matthew Hurt (Titre original : Singing! Dancing! Acting!)

Une jeune femme, serveuse dans une pizzeria à Londres, raconte ses espoirs déçus de percer dans la chanson. En attendant le début d’une émission télévisée, une ancienne show girl devenue auteur à succès revient sur sa vie et sur le destin tragique de sa fille, promise à une brillante carrière de danseuse étoile avant qu’un accident ne la rende infirme. Au fin fond de l’Afrique, un homme évoque la carrière d’acteur qu’il a laissé derrière lui, et son attachement à un tout jeune garçon du village.

Tout ce qui brille n’est pas de l’or : c’est avec humour et tendresse, mais sans complaisance, que Matthew Hurt raconte dans ce triptyque de monologues la cruauté des rêves qui se brisent, ou qui pourrissent doucement dans les anti-chambres et arrière-salles du show-business. Il ne s’agit pas des coulisses de la Star Academy ou autre Ferme des Célébrité, mais du monde, plus désuet et sans doute plus attachant, des petits cabarets, des débuts au théâtre, de la grande époque de Pigalle. À travers la fascination pour le monde du spectacle, ses paillettes et la gloire qu’il promet, c’est de l’ambition humaine la plus essentielle qu’il est ici question : être aimé. Tandis que les trois personnages semblent se livrer à cœur ouvert, ils ne sauraient pourtant oublier qu’ils ont été, ou ont aspiré à être, des gens de scène : la confession de leur renoncement à chanter, danser, jouer est encore un moyen de s’attacher un public, avec peut-être aussi l’espoir que s’ils parviennent à convaincre leur auditoire de leur sincérité, ils auront eux-mêmes une chance de croire à celle-ci.

Personnages : 2 femmes et 1 homme

Matthew Hurt a été formé comme comédien avant de participer au programme d’accompagnement aux jeunes auteurs lancé par le Soho Theatre à Londres. Il écrit principalement pour le théâtre et la radio. Les deux solo sécrits pour la comédienne britannique Linda Marlowe -Mortal Ladies Possessed, inspiré des nouvelles de Tennessee Williams, et Believe, revisitation toute personnelle de certaines grandes figures féminines de l’Ancien Testament – ont voyagé dans le monde entier. Il collabore avec le compositeur Conor Mitchell pour Have a nice life, comédie musicale primée aux Etats-Unis, et l’opéra Pesach, commande du Irish Arts Council.
Singing ! Dancing ! Acting ! a été numéro un dans la sélection des critiques du Times lors de sa création à Londres et a récemment remporté un grand succès à Athène.

UN RAISIN AU SOLEIL de Lorraine Hansberry (Titre original : A Raisin in the sun)

Pièce traduite en collaboration avec Samuel Légitimus

Première pièce écrite par une femme noire à avoir été montée à Broadway (1959), Un raisin au soleil demeure un classique absolu du répertoire théâtral américain et a donné lieu à de nombreuses adaptations cinématographiques ainsi qu’à une comédie musicale, Raisin!
On y voit la famille Younger, famille noire du fameux « Quartier Sud » de Chicago, se débattre avec ses rêves : pour Mama, la matriarche, maintenir l’intégrité de sa famille, pour Walter Lee, le fils, ouvrir un commerce d’alcool, pour Benethea, la fille, devenir une médecin émancipée. Mais les rêves des Noirs ont-ils même valeur que les rêves des Blancs dans l’Amérique des années 1950 ? Quand la famille envisage de déménager dans un quartier blanc, les aspirations des uns et des autres se heurtent de front à la réalité sociale et raciale de l’époque, mais les rêves servent-il à nous faire patiemment plier ou à affirmer notre humanité ?

AFTER LIVERPOOL de James Saunders (Titre original : After Liverpool)

Pièce traduite en collaboration avec Valérie Da Mota.

After Liverpool ? Ni football, ni Beatles, ni crise des dockers. Simplement un couple, aujourd’hui. Et toujours cette fameuse pomme : pomme d’amour, pomme de discorde… Ou pomme pourrie ? Les rapports humains ne se sont pas simplifiés depuis Adam et Eve, et c’est avec une élégance et un humour tout britanniques que James Saunders s’amuse à les décortiquer. De la simple question « Tu veux une pomme ?» aux tentatives désespérées pour « communiquer », tout n’est que grains de sable dans les rouages de l’amour.

James Saunders (1925-2004) se découvre auteur dramatique dans les années cinquante. Il fait partie de cette génération que la représentation, à Londres, de La Cantatrice chauve et de En attendant Godot, électrise et libère des contraintes formelles de la dramaturgie traditionnelle. Il est primé en 1962 pour La prochaine fois je vous le chanterai, qui l’établit comme l’un des principaux hérauts du Théâtre de l’Absurde en Angleterre, mais ce n’est qu’en 1964 qu’il décide de se consacrer à plein temps à l’écriture. Il écrit pour le théâtre, mais aussi pour la radio, la télévision et le cinéma. Si certaines de ses pièces, comme Bodies (1976), connaissent un grand succès dans le West End et le théâtre dit commercial, il reste fidèle à un travail plus expérimental avec le « Fringe theatre » et ses salles souvent plus petites, hors du centre de Londres, terrain privilégié du théâtre d’avant-garde.
« Je tends à décrire les gens de la « classe moyenne », c’est-à-dire les gens qui ont la chance, ou si l’on veut le malheur, de pouvoir s’intéresser aux dilemmes théoriques, plutôt que pratiques, du quotidien ».